D’hier et d’aujourd’hui
Enfants prodiges de N’Gaous

Par Hassina AMROUNI
Publié le 03 mai 2016
Djahida Houadef, Abdelkader Houamel, Salima Souakri, Hassane Amraoui et on en oublie encore, sont quelques-uns des meilleurs ambassadeurs de l’Algérie. Ils ont pour point commun, N’Gaous, la ville qui les a vu naître.
Hassane Amraoui
Oeuvre Abdelkader Houamel
Oeuvre Abdelkader Houamel
Salima Souakri
Salima Souakri

Artistes, intellectuels, sportifs de performance, hommes politiques ou encore martyrs sacrifiés sur l’autel de la liberté, ils sont aujourd’hui, la fierté de toute une région, voire du pays.

Des artistes-peintres de renom

Abdelkader Houamel, Amraoui Hassane, Djahida Houadef font partie des artistes phares de la scène plastique algérienne.
Doyen des artistes-peintres de N’Gaous, Abdelkader Houamel a un parcours exceptionnel. Né le 17 août 1936, cet ancien moudjahid a rejoint les rangs de l’ALN, entre 1955 et 1960. Son parcours plastique a été entamé très jeune, alors qu’il n’avait que 17 ans. Son don et sa passion lui permettront de décrocher une bourse d’études de l’Académie des beaux-arts de Rome, où il décide de rester pour être, ensuite, élu au sein de l’Académie de Tiberine de Rome. Houamel fait partie des artistes peintres qui ont influencé l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger. Considéré comme l’un des pionniers du courant moderniste algérien, il a, grâce à l’une de ses œuvres exposée en 1960 à Tunis, contribué à exposer la question de la révolution algérienne à l’extérieur. Après l’indépendance, il participe à plusieurs expositions en Algérie et à l’étranger. Il est récipiendaire de plusieurs prix, notamment le 1er Prix San Vito Romano (1962), le 2e prix à l’Exposition internationale de l’aquarelle à Cannes (1981) ou la médaille de bronze de l’Académie européenne de Calvatone etc.
Né à Tifrene, dans la daïra de N’Gaous en 1969, Hassane Amraoui est peintre et photographe. Diplômé de l’Ecole régionale des beaux-arts de Batna et de l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger, il obtient ensuite un diplôme de photographie. Fort de ce bagage académique artistique, il réalise un certain nombre d’œuvres et commence à exposer en Algérie, en Tunisie et en France. En 2007, il prend part à une exposition collective à Libreville, la capitale gabonaise, avant d’aller s’installer au Canada où il a vite trouvé ses repères (il est membre actif de Diversité artistique Montréal, membre du Regroupement des artistes en arts visuels du Québec).
Faisant partie de la même génération que Hassane Amraoui, Nadi Bouguechal est né en 1971. Diplômé de l’Ecole régionale des beaux-arts de Batna, il a depuis, pris part à plusieurs expositions en Algérie et à l’étranger. En 2014, il a participé à un projet visant la promotion de la culture berbère intitulé « La grande fresque de l’histoire des Berbères ».
Grand nom de la scène plastique algérienne, Djahida Houadef, née le 1er avril 1963, compte un très riche parcours artistique derrière elle. Diplômée de l’Ecole nationale des beaux-arts d’Alger et de l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger, elle a, dès 1986, multiplié les expositions tant en Algérie (salle Ibn Khaldoun, Centre culturel soviétique, centre culturel de la wilaya d’Alger, Biennale des arts plastiques d’Alger, Salon d’automne des arts plastiques d’Alger, etc.) qu’à l’étranger (Biennale internationale des arts plastiques de Sharjah –EAU, Couleurs d’Algérie, Toulouse, Salon du Printemps à Masseret, Limoges, La Méditerranée qui nous unit, Barcelone etc.)
Sa carrière est auréolée de plusieurs prix, notamment le 2e Prix au Salon de la femme peintre (Alger-1992), 3e Grand Prix de la peinture algérienne (Alger-1993), 2e Prix à l’hommage de Aïcha Haddad (Alger-2002), 2e Prix « El Guentas » (Djelfa-2007) etc.

N’Gaous, terre de chouhada

Connue pour son engagement sans faille et sa fin héroïque, Meriem Bouattoura (voir portrait) fait partie des icônes de la Révolution algérienne, aux côtés d’autres martyrs également originaires de la région de N’Gaous, en l’occurrence Lakhdar Kouhil. Un martyr dont le nom a été attribué à plusieurs rues, sites et établissements mais dont il n’existe, malheureusement, aucune note biographique pour pouvoir faire connaître son parcours révolutionnaire à la génération postindépendance.
Idem pour le chahid Maamir Belkacem dont on sait seulement qu’il a racheté la société de Mustapha Benboulaïd et qu’il a contribué, avec ses biens personnels au financement de la révolution algérienne, en fournissant les premières armes aux moudjahidine.
Quant à Omar Berkane, qui a rejoint très tôt les rangs de l’Armée de libération nationale, il est le premier chahid de N’Gaous. 

Souakri, une digne ambassadrice

Née à Alger en 1974, Salima Souakri est originaire de N’Gaous. Sportive de haut niveau, elle a battu sur les tatamis les plus grandes judokates de sa catégorie. Après une carrière sportive bien remplie, en tant qu’athlète (elle a été quinze fois championne d’Algérie et douze fois championne d’Afrique) puis en tant qu’entraîneur, elle a décidé d’utiliser sa notoriété pour sensibiliser la société au sort des enfants.  Elue, en 2007, présidente de l’association Wafa, elle apporte, une aide considérable aux enfants handicapés.  Mais depuis 2011, elle s’investit également dans des actions de promotion des droits de l’enfant en Algérie, en tant  qu’ambassadrice d’Unicef Algérie.

Hassina Amrouni

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Syphax et la rencontre de Siga

Ain Temouchent (206) AV J.C