DE L’ALN A L’ANP

Par La Rédaction
Publié le 02 juin 2012
de l'ALN à l'ANP

Dans des conditions particulièrement dures et complexes tant sur le plan matériel que sur celui de l'organisation, face à une politique colonialiste faite d'oppression et de pillage économique, le peuple algérien et ses véritables militants révolutionnaires prirent la décision irréversible d'engager la lutte armée contre le régime colonial.

Il fallait, par tous les moyens et au prix de tous les sacrifices, liquider, les bases de la domination étrangère implantées par la force depuis plus d'un siècle. Mûri par toute une série d'étapes politiques et de transformations culturelles et psychologiques, connaissant les dimensions de son drame comme les impératifs de la lutte anticolonialiste, le peuple algérien, sous la bannière, de son avant-garde révolutionnaire, engagea le combat libérateur.

Le premier novembre 1954, les premiers coups de fusil des premiers combattants, illuminent le ciel de la Patrie. L'organisation révolutionnaire par l'action armée qu'elle avait déclenchée provoque une rupture totale avec les vieilles méthodes d'opposition politique. L'Armée de Libération Nationale (ALN) était l'instrument de concrétisation de ces aspirations de liberté. Aussi, et dès le déclenchement de la lutte armée, les responsables politico-militaires de l'ALN se sont attachés à mettre en place les structures de l'Armée.

En conformité avec l'un des principes de la guérilla, les unités sont formées de petits groupes. Ces dernières disposent d'un armement léger certes, mais étaient extrêmement mobiles et efficaces. Une année après l'offensive du Nord Constantinois (20 Août 1955), jour pour jour, le 20 Août 1956 tenait le Congrès de la Soummam. Il en résulta la plateforme historique qui sur le plan militaire a décidé de la réorganisation de l'ALN en bataillons, compagnies, sections et groupes, avec en soutien toute une organisation administrative représentée par les services de santé, de liaison, de l'équipement, de renseignement, de finance, du matériel de guerre, de presse et d'information.

Par ailleurs, l'ALN s'est progressivement dotée d'équipements de plus en plus modernes, et d'un armement mettant en œuvre une grande capacité de feu. Bien entraînée et surtout bien structurée l'ALN prouvera son efficacité sur le champ de bataille et les moudjahidine, que l'ennemi considérait au début comme une poignée de rebelles, qu'il méprisait et sous-estimait, vont par la grâce de leur détermination et de leur volonté irréductible contraindre l'occupant à s'asseoir à la table des négociations, arrachant ainsi de haute lutte et par la force des armes, l'indépendance nationale. "Le Front de Libération Nationale et l'Armée de Libération Nationale indissolublement liés, ont puisé l'un et l'autre leur raison d'être dans la volonté de libération de la nation algérienne, contre le joug colonial et en s'appuyant sur les énergies vives du peuple tout entier. Appliquant les principes stratégiques de la guerre révolutionnaire, l'Armée de Libération Nationale a constitué le fer de lance d'une lutte dont le peuple algérien est sorti victorieux" (Charte Nationale. Chapitre Défense Nationale).

II. RECONVERSION EN ARMEE NATIONALE POPULAIRE

Le " programme de Tripoli " de juin 1962, adopté deux mois après l'annonce de cessez-le-feu prévoyait: "L'accession de l'Algérie à l'indépendance impose qu'une partie de l'ALN revienne à la vie civile et donne des cadres au parti et que l'autre partie constitue le noyau de l'Armée Nationale". D'autre part il met l'accent sur la nécessité d'organiser une armée nationale moderne par le biais du développement de l'ALN.

En juillet 1962, la guerre de libération nationale connaît son dénouement. Quelque 50.000 djounouds et cadres instruits, hautement disciplinés, forment les bataillons de l'ALN. Ils constitueront l'armée de la République Algérienne Démocratique et Populaire. Pour faire face à ses nouvelles missions : sauvegarder l'intégrité territoriale, préserver l'ordre public, faciliter le retour des réfugiés..., l'armée se devait de se réorganiser en comblant les vides laissés par le départ d'un nombre important de ses cadres vers d'autres institutions telles l'administration et le Parti, et d'opérer sa reconversion.

Le premier objectif était de mettre sur pied une organisation logistique permettant de subvenir aux besoins de l'armée qu'il fallait structurer, nourrir, habiller, soigner et former. Ainsi les directions de l'Intendance, du Matériel, du Génie et de la Santé, du Transport et de l'Approvisionnement furent les premières à voir le jour. Ces directions, auxquelles vinrent rapidement se joindre celles du Personnel, de l'Armée de l'Air, de la Marine et de l'Instruction, au niveau du ministère, allaient constituer l'ossature de l'Armée Nationale Populaire. Les bases de la structure générale de l'armée seront consolidées avec la création des principales directions, la mise sur pied d'une organisation efficace, l'ouverture d'écoles et de centres d'instructions et l'envoi à l'étranger de stagiaires destinés aux différents armes et services.

Une double mission: la défense nationale et les tâches d'édification

L'effort de développement et de modernisation de l'ANP se poursuivra tout au long des décennies 70 et 80 avec, sur le plan organisationnel, la constitution de bataillons et de Brigades. Durant les années quatre-vingt, l'armée connaîtra un développement considérable. C'est ainsi qu'en 1986, elle a entrepris une opération de restructuration, reposant essentiellement sur la mise en œuvre de grandes unités mêlant puissance de feu et mouvement graduels, autrement dit les divisions de combat, équipées de systèmes d'armes très sophistiqués et autres équipements nécessaires à l'utilisation et à la maintenance de ces systèmes. Cette modernisation ne concernait pas uniquement le matériel, mais englobait l'ensemble des domaines organisationnels et de combat, ainsi fut créée l’inspection Générale de l'ANP.

Sur un autre plan et durant les premières années de l'indépendance, outre l'organisation du ravitaillement, des secours d'urgence à la population et plus particulièrement les actions destinées à faciliter le retour de plus de 300.000 réfugiés, elle a mené après le départ des troupes françaises, des opérations de déminage et de désamorçage des explosifs semés à la lisière des lignes électrifiées "Challe et Morice" , le long des frontières Est-Ouest et pour empêcher le passage des combattants, des armes et du ravitaillement vers l'intérieur. Ces lignes de la mort continuent de faire d'innombrables victimes et le bilan aurait pu être plus lourd sans les interventions salutaires des troupes du génie et d'équipes spécialisées de l'ANP.

Outre les 300.000 réfugiés, l'Etat algérien , à l'aube de son indépendance, devait faire face à une économie dévastée : des villes et villages entièrement détruits, 300.000 orphelins, 400.000 prisonniers, l'exode de la campagne vers la ville de plus de 700.000 personnes, 300.000 blessés de guerre, plus de 7 millions de personnes déplacées, déportées et d'internés, des milliers d'hectares de forêts détruits, cheptels bovins et ovins décimés... C'est dire que la situation sociale et économique était très préoccupante.

Le processus de reconstruction et d'édification nationale commandait la mise en œuvre de grands chantiers et il était logique et même naturel que l'ANP, alors unique force organisée, apporte sa contribution à cet effort historique. Ainsi l'article 8 de la constitution de 1963 attribue également à l'ANP des prérogatives sociopolitiques et économiques. Cet article dispose en effet que : "L'Armée nationale est populaire. Fidèle aux traditions de lutte pour la libération nationale, elle est au service du peuple et aux ordres du Gouvernement. Elle assure la défense du territoire de la République et participe aux activités politique, économique et sociale du pays dans le cadre du parti ". La participation de l'ANP au développement et à l'édification nationale est confirmée par la constitution de 1976.

D'autre part et en dépit de l'ampleur des tâches de reconstruction et d'édification nationale en vue d'asseoir les fondements du jeune Etat algérien indépendant, l'ANP n'en a pas moins, mis un point d'honneur à apporter son soutien actif à la cause arabe après l'agression sioniste du 5 juin 1967. Ainsi et dès les premières heures de l'agression, des troupes ont été dépêchées sur le terrain des opérations : le premier avion militaire algérien s'est posé au Caire le 6 juin. Le même jour un bataillon de troupes terrestres est en première ligne du front de bataille. Par la suite et tout au long de la guerre d'usure, les unités de l'ANP étaient à l'avant-garde du front de combat aux cotés des troupes égyptiennes où elles ont fait preuve d'une résistance des plus acharnées en dépit d'un déséquilibre évident en leur défaveur sur le plan de l'équipement et de l'armement. Il en fut de même lors de la guerre d'octobre 1973 où l'Algérie a été sur le plan de l'aide militaire, le deuxième pays après l'Irak à apporter une aide conséquente aux troupes syriennes et égyptiennes dans leur, combat contre l'occupant sioniste.

L'armée nationale populaire à travers la Constitution de 23 février1989

Avec les changements accélérés qui ont marqué le monde à la fin des années 80 suite à la chute du Mur de Berlin, avec la fin de l'ordre bipolaire qui a régi le monde pendant de longues décennies et afin d'être au diapason de cette évolution, l'Algérie a opté pour le pluralisme politique. L'adoption de la constitution du 23 février 1989, inaugure une ère nouvelle, celle de la transition démocratique en Algérie.

Dans cette perspective, l'Armée Nationale Populaire s'est volontairement retirée du débat politique pour se consacrer exclusivement à ses missions de défense de la souveraineté et de l'unité nationales, conformément à l'article 24 de la nouvelle Constitution. Celui-ci dernier stipule : " La consolidation et le développement du potentiel de défense de la nation s'organisent autour de l'Armée Nationale Populaire. L'armée nationale populaire a pour mission permanente la sauvegarde de l'indépendance nationale et la défense de la souveraineté nationale. Elle est chargée d'assurer la défense de l'unité et de l'intégrité territoriale du pays, ainsi que la protection de son espace terrestre, de son espace aérien et des différentes zones de son domaine maritime". Ces missions sont confirmées par l'article 25 de la Constitution amendée en 1996.

Ainsi lorsqu'il était devenu nécessaire de procéder à des réformes politiques dans le but de cristalliser le concept de la démocratie dans notre pays, conformément à la nouvelle Constitution, l'armée nationale populaire n'a pas entravé le processus démocratique. Bien au contraire, elle a salué cette démarche en se plaçant au dessus de toutes les luttes partisanes et en veillant à garantir la légitimité constitutionnelle en vue d'édifier une société juste et égalitaire. Il en est pour preuve la directive du Chef d'Etat-major de l'ANP : N°51,89L.P/ANP en date du 04/04/89, portant sur les nouvelles missions constitutionnelles de l'ANP et les devoirs qui en découlent pour ses membres.

Cette directive rappelle que : " Bien, qu'il soit un citoyen jouissant de tous ses droits, tout militaire ne peut aspirer à participer à une activité politique ou contre n'importe quelle formation politique soit à l'intérieur ou à l'extérieur des institutions militaires".

Par cette attitude responsable, l'Armée Nationale Populaire s'est conformée avec conviction aux dispositions de la constitution en veillant à préserver sa cohésion et l'unité de ses rangs. De ce fait, et lorsque l'Etat s'est trouvé menacé dans ses fondements par les actes subversifs perpétrés par les groupes terroristes, l'ANP a été aux premières lignes de la lutte antiterroriste pour restaurer la sécurité, la stabilité du pays et sauvegarder la République et les institutions démocratiques. Parallèlement, l'ANP a poursuivi la mise en œuvre du vaste programme de modernisation dans lequel elle s'est engagée pour répondre aux exigences de la défense nationale et être au diapason des armées modernes.

III- LE SERVICE NATIONAL

Définitions et objectifs

Le service national a été institué au sein de l'ANP en 1969. À l'époque, le pays était engagé dans un vaste programme de développement et de transformation pour, effacer les séquelles de l'héritage colonial que ce soit au niveau de l'économie, de la culture et même des attitudes et mentalités. Pour cela, les autorités décidèrent de mobiliser toutes les ressources humaines disponibles qui pouvaient participer au développement et à la réalisation des objectifs suprêmes de la révolution tout en assurant la défense nationale, l'unité du peuple, l'intégrité du territoire et la sauvegarde du patrimoine national.

Donc le service national était le choix idéal pour la réalisation de tous ces objectifs. Sa particularité principale est de faire connaître à des jeunes de toutes les régions du pays, de différentes couches sociales et de différents niveaux culturels, la notion d'unité et d'engagement total au service de la nation à travers un mode de vie collectif favorisant la connaissance et les échanges mutuels dans le cadre de l'ordre et de la discipline.

Les principes du Service National

Le service national s’appuie sur un nombre de principes fondamentaux qui sont:

  • Principe d'égalité et de justice: le service national permet la participation de façon juste et égale des appelés issus de différentes régions et de différents niveaux, aux taches communes et dans un objectif commun sans discrimination ni distinction.
  • Principe de gratuité : tout algérien doit consacrer deux années, par la suite la durée de service a été ramenée à 18 mois de sa vie au service de son pays pour fournir un travail gratuit dans le but de contribuer à son développement et à son indépendance économique sans attendre de récompense.
  • Principe d'unité et de globalité: Le service national est conçu non pas comme l'addition et la succession pure et simple d'une période de service militaire, mais comme un processus continu et complet d'une liaison intime sans faille, de ses différentes phases.

Le principe de globalité entraîne un jeu complexe de relations constantes entre les différentes périodes par lesquelles passe l'appelé pour accomplir son service national:

  • Harmonisation des méthodes de formation.
  • Préparation des appelés à leur passage d'une phase à l'autre du service national.
  • Principe d'efficacité: l'efficacité doit être un but poursuivit inlassablement dans toutes les activités pour arriver à atteindre les résultats voulus en utilisant les énergies et les ressources disponibles de la meilleure des façons.
  • Principe de cohérence et d'adaptation permanente : Il est nécessaire d'adapter de façon permanente et avant chaque appel la qualité et le volume des ressources humaines aux moyens disponibles et aux actions entreprises.
  • Principe de réciprocité et d'apport mutuel : En contrepartie des missions d'intérêt national qu'il accomplit quelle que soit sa condition sociale sa fonction et sa responsabilité, l'appelé reçoit une formation et une éducation qui lui permettent de développer ses capacités morales et physiques sur tous les plans et dans tous les domaines.


Le cadre juridique du Service National

Le service national a pour assise un support juridique déterminant les règlements et les obligations qui le définissent. Ainsi l'ordonnance N°68-82 du 16 avril 1968 portant, l'institution du service national dispose:

Article 1: Le service national est obligatoire pour toutes les personnes de nationalité algérienne âgées de 19 ans.

Article 2: Le service national comporte une participation effective et entière de tous les citoyens à la réalisation des objectifs supérieurs de la révolution, à ceux d'intérêt national, au fonctionnement des différents secteurs économique et administratifs ainsi qu’aux besoins de la défense nationale.

Article 3: La durée du service est de deux années consécutives et continues.

Article 4: Les appelés sont considérés incorporés lorsqu'ils répondent à la convocation du Haut Commissariat au Service National et qu'ils rejoignent le corps ou l'organisme d'affectation. Ils sont libérés à l'expiration de la durée du Service National.

Article 5: Les appelés du service national sont justiciables de la juridiction militaire.

Ainsi les premiers contingents d'appelés ont rejoint les rangs de l'ANP le 21 avril 1969.

En 1974 le code du Service National est adopté suite à l'ordonnance N°74-103 du 15 novembre 1974 qui ordonne:

Article 1: Les dispositions relatives à l'organisation et au fonctionnement du service national ainsi que celles relatives au statut de l'appelé, annexées à la présente ordonnance, forment le code du service national.

Article 2: La présente ordonnance et le code y annexés se substituent à l'ensemble des dispositions à caractère législatif ou les textes réglementaires régissant le service national, à l'exclusion de l'ordonnance N°68-82 du 16 avril 1968 sus visée qui, réserve faite de l'article 4 abrogé par la législation relative au service civil, continue de produire ses effets.

De ce fait le service national est doté d'organes que sont : le Haut Commissariat au service national, le Conseil Supérieur du service national, les Commissions régionales, les Commissions ministérielles, les Bureaux de Recrutement, ainsi que les centres de sélection et d'orientation.

Article 23: le Haut Commissariat au service national est un organisme de conception et de planification. Sa mission consiste à:

  • Préparer et proposer toutes dispositions nécessaires à la mise en œuvre du service national ; Établir, en relation avec les ministères et organismes intéressés l'inventaire périodique des besoins et des moyens matériels et humains;
  • Établir, après avis du Conseil Supérieur du service national chaque année, les conditions d'appel des recrues pour l'année suivante ainsi que le projet du programme et les prévisions budgétaires correspondantes;
  • Proposer toutes mesures susceptibles de promouvoir la formation dans le cadre du service national et veiller à l'élaboration des instructions et programmes correspondants;
  • Contrôler les conditions générales de fonctionnement et d'exécution des programmes d'activité et dresser un bilan annuel à présenter au Conseil Supérieur du service national.

Article 24: pour l'accomplissement de sa mission définie à l'article 23 ci-dessus, le Haut Commissariat au service national est doté de crédits budgétaires ouverts en vertu de la loi des finances.

Article 28: le Conseil Supérieur du service national est chargé de donner des avis sur les projets de textes portant organisation et application du service national.

Il établit son règlement intérieur et règle sa propre procédure. Il a son siège au Ministère de la Défense Nationale.

Les réalisations de jeunes du Service National

Les jeunes appelés du service national ont affirmé par leur participation massive aux projets de développement national, la poursuite de la bataille pour la construction et de développement dans différents secteurs. Cette participation s'est concrétisée par la réalisation de nombreux projets parmi lesquels nous citons:

  • Les projets de développement des zones rurales, inscrits dans le cadre du premier plan quadriennal,
  • La construction de villages et d'écoles,
  • La réalisation et la restauration de barrages,
  • La réalisation d'infrastructures routières reliant les différentes régions du pays,
  • Le forage des puits et l'installation de canalisations d'eau potable dans les villages,
  • L'installation de lignes électriques et téléphoniques.

Cette participation s'est élargie en 1971 aux actions développées dans le cadre de la révolution agraire qui avait pour but d'améliorer les conditions de vie de la paysannerie. Dans cet esprit la 6ème promotion d'appelés a été baptisée : "Promotion de la Révolution Agraire ". Parallèlement de nombreux autres projets sont à l'actif des jeunes du service national dont:

  • La mise en valeur des terres...
  • La plantation d'arbres (campagne de reboisement à Saida (1970-1971).

Mais aussi et surtout les grands chantiers que furent.

  • La route de l'unité africaine (Transsaharienne) : dans le cadre de la politique de désenclavement des régions du Sahara et de l'ouverture de l'Algérie à l'Afrique, il a été décidé la construction de la transsaharienne.
  • Le barrage vert : pour freiner l'avancée du désert vers le Nord, un vaste chantier de plantation d'arbres est lancé sur une longueur de 1500 Km et une largeur de 20 Km soit une superficie de 3 millions d'hectares, et couvrant les hautes plaines et l'Atlas saharien : C'est le barrage vert.
  • La participation des jeunes appelés n'est pas limitée aux projets de construction. Il y a aussi des secours d'urgences lors des catastrophes naturelles comme le séisme qui avait frappé la ville de Chlef en 1980 où les jeunes appelés avaient porté toute l'aide nécessaire aux citoyens. Il en fut de même après la catastrophe du 10 novembre à Bab-El Oued.
  • Enfin, il y a aussi la contribution de l'ANP à des œuvres humanitaires, entre autres, la construction de structures d'accueil pour personnes âgées ou en détresse à l'image des Diar Errahma de Birkhadem à Alger.

 

L'ANP ET LA LUTTE ANTITERRORISTE

Combien de fois l'Algérie avait tenté d'attirer l'attention de l'opinion internationale sur le caractère transnational du fléau terroriste, sur ses capacités de nuisance et son aptitude à frapper à tout moment et en tout lieu. Il aura fallu le drame du 11 septembre (attaques contre les tours du World Trade Center et le Pentagone), pour que la communauté internationale prenne enfin la mesure de cette réalité.

La prise de conscience internationale au sujet du phénomène terroriste a beaucoup aidé l'Algérie dans la mesure où son implacable lutte anti-terroriste s'est révélée légitime et même reconnue comme telle. Aujourd'hui, on sollicite son concours pour l'expérience qu'elle a acquise en ce domaine. L'Algérie a beaucoup souffert du terrorisme. Depuis plus d'une décennie, des pratiques et rituels païens ont sévi sur pratiquement l'ensemble du territoire national. Larbaâ, Tablat, Baba Ali, Chebli, Douéra, Chréa (Ben Ali), Rais (Sidi Moussa), Beni Messous, Miramar, Ouled Allal, Beni Slimane, Médéa, Bentalha, Saida... ont subi les massacres, assassinats, vols, viols, enlèvements, destructions, terreur, qui ont constitué le lot quotidien des Algériens durant cette période noire.

Face à cela, l'institution militaire a été présente sur le terrain depuis le début de la lutte anti-terroriste, en vertu des missions de sauvegarde de l'indépendance nationale et de défense de la souveraineté nationale, de défense de l'unité et de l'intégrité de la nation dont elle est investie par la constitution. Forte de ces principes et attachée résolument à ses missions, l'ANP n'a ménagé aucun effort et a apporté son soutien total et sa contribution, tant humaine que matérielle, à la lutte contre la subversion.

Ainsi le communiqué de l'Etat Major de l'ANP en date du mois de mars 1994 rappelait : "...Quant aux crimes terroristes et aux actions subversives dont le pays et la population souffrent quotidiennement, il est clair que ce sont là des fléaux qui ne peuvent sous aucune forme avoir droit de cité sous la bannière de l'Etat Algérien. L'ANP aux cotés de l'ensemble des services et forces de sécurité et du peuple, continuera à leur livrer, quel que soit le prix, le combat qu'ils méritent pour restaurer la sécurité, la stabilité et la tranquillité, pour la sauvegarde d'un Etat républicain, démocratique, pluraliste garantissant les valeurs fondamentales ainsi que les droits et libertés individuels et collectifs.". Décidée à combattre le crime et les criminels, L'ANP " s'emploie depuis la crise que vit le pays, à défendre les institutions de l'Etat et à donner par la davantage de consistance au principe de l'exercice de la souveraineté populaire dans le cadre d'une démocratie authentique" déclarera le Général de Corps d'Armée, M.Mohamed Lamari, chef d'état-major de l'ANP à El. Djeich en Novembre 1997.

Dans la lutte implacable contre les égorgeurs d'enfants, de femmes et de vieillards, la protection des citoyens et de leurs biens, la défense du droit pour que force reste toujours à la loi ..., l'ANP a mobilisé l'ensemble de ses moyens matériels et humains pour écarter les dangers qui menaçaient l'Algérie. Dans ce sens, elle a engagé des opérations de ratissage et apporté sa contribution à la création de structures de proximité (les Groupes de Légitime Défense..). Les opérations de ratissage, de fouilles méthodiques pour rechercher et pourchasser les terroristes, ont permis l'élimination et le démantèlement de nombreux groupes qui sévissaient dans certaines régions. Les plus célèbres furent les opérations du Mont Zbarbar (Bouira), celle de Ouled Allal du massif forestier au sud de Relizane, d'Ain Defla et de la Mitidja pour ne citer que celles là. Ces opérations ont permis d'éviter de nombreux autres massacres et d'acculer les groupes terroristes dans leurs derniers retranchements. Des régions entières, autrefois soumises au diktat des terroristes ont retrouvé la paix et la sécurité, après le passage des troupes de l'ANP Ce nettoyage des zones touchées a permis aux habitants de retourner à leurs demeures et à leurs terres avec bonheur et sécurité.

Il reste que l'ANP ne pouvait être partout en même temps. C'est pour cela et dans le but de susciter une dynamique et de mettre en place une organisation de protection des citoyens, surtout les villageois résidants dans les contrées les plus reculées du pays que les groupes de légitime défense ont été crées. Ces groupes d'autodéfense sont placés sous la tutelle du Ministère de la Défense Nationale. Crées et réglementés par le décret exécutif 97-04 du 04 janvier 1997, les groupes de Légitime Défense, sont dûment autorisés par les pouvoirs publics et constitués de citoyens volontaires.

Selon les dispositions du décret paru au journal officiel, l'action de légitime défense s'étend de l'action "de riposte, à titre individuel ou dans un cadre organisé, à toute agression, acte de terrorisme ou de subversion, d'une manière générale à tout acte de criminalité ou de délinquance organisée, dirigés contre les personnes et les biens ". Ces GLD sont destinés, précise le texte, à " prévenir ou riposter aux actes de terrorisme et de subversion dirigés contre les sites d'habitations, les lieux de vie sociale, ainsi que les équipements publics d'infrastructures et sociaux". Selon le décret, le chef de Daïra, sous l'autorité du Wali, exerce le " contrôle général des activités des GLD" et peut être secondé par un délégué agrée, chargé du suivi du contrôle des dits groupes. Cette mobilisation citoyenne contre les groupuscules sanguinaires a donné de bons résultats du fait que les GLD connaissaient bien le terrain et les terroristes qui pour certains, étaient natifs des localités même où ils sévissaient. Le constat qui en a résulté est que toutes les zones où les citoyens se sont armés et constitués en groupes d'autodéfense sont moins exposées au risque d'attaques terroristes.

Bentalha, Chebli, Sidi El Kébir, Haouch Gros, Bouarfa et Trab Lahmar, sont des localités où de nombreuses, attaques et tentatives d'incursions terroristes, ont été déjouées.

L'action combinée de 1"ANP et des autres forces de sécurité s'est ainsi soldée par l'élimination et l'arrestation de nombreux chefs terroristes, notamment la liquidation physique des Gousmi, Djaafar El Afghani, Moh Leveilley, Zouabri et bien d'autres.

Cette lutte sans merci menée aux terroristes se poursuivra tant qu'il y aura des assassins en liberté : " Nous menons un combat sans merci contre le terrorisme, des opérations sont menées à M'sila, Djelfa et dans de nombreuses autres régions du pays jusqu'à ce que le dernier des terroristes soit abattu…" déclarait le Général Major Fodil Chérif Brahim, Commandant de la le RM, après l'élimination de Zouabri en Février dernier.

V- LES NOUVEAUX MOTS D’ORDRE DE L’ANP: Professionnalisation, Modernisation, Cooperation, et Communication

Au vu des dispositions de la constitution de 1989 (amendée en 1996) qui ont consacré la transition de notre pays vers le pluralisme démocratique, « l’armée nationale populaire s’est volontairement retirée de toute appartenance politique. Elle réaffirme sa détermination à demeurer à l’écart du débat politique pour mieux se consacrer à la vocation d’institution nationale chargée de la défense de l’intégrité et le l’unité du pays conformément à l’article 24 de la constitution…. »

Cette transition impliquait une refonte de la conception de la défense nationale et son adaptation à la lumière des développements politico-militaires et de l'évolution de la technologie des armements et des équipements.

Tendance vers la professionnalisation

Pour notre pays, la sécurité est un instrument lié aux caractéristiques politico-militaires de son environnement qui conditionne les objectifs stratégiques et de défense de l'Algérie. La position géographique, les ressources naturelles, les potentialités humaines et le poids de l'Algérie sur la scène internationale, commandaient à l'ANP de consolider et de développer son potentiel de défense nationale, mais aussi de l'adapter aux nouvelles exigences nées de la mondialisation.

De ce fait la réorganisation de l'ANP et sa modernisation procèdent d'une vision évolutive de sa conception de la défense nationale, mais aussi des impératifs de l'objectif de professionnalisation qu'elle s'était tracée. Lors de sa visite de travail effectuée le 10 février 2000 à la Base Centrale Logistique (BCL) de Beni Mered à Blida , le Général de Corps d'Armée, M.Mohamed Lamari, Chef d'état-major de l'ANP a exposé devant un parterre de sénateurs et de députés des Commissions de Défense Nationale des deux Chambres du Parlement, l'équation de la modernisation de l'ANP en axant son intervention sur l'objectif de la professionnalisation de l'armée nationale populaire. Dans cet esprit, le dossier de la professionnalisation de l'armée algérienne est à l'ordre du jour depuis cinq ans au moins.

Les raisons qui ont poussé l'ANP à réfléchir sur l'option de passage à une armée professionnelle et non de métier, c'est-à-dire une armée mixte, à forte prédominance d'actifs, ont pour fondements:

Le contexte géostratégique
Avec l'émergence de nouvelles menaces et des conflits mêlant dimensions ethniques, sociales et politiques, favorisant les pratiques terroristes et les guerres civiles qui sont apparues depuis la fin de la confrontation est-ouest. Cela se traduit par la multiplication des zones de tensions qui font peser les plus lourdes menaces sur la stabilité et la sécurité régionale et internationale:

  • Les problèmes des minorités en Europe centrale.
  • La montée de l'intégrisme religieux et le terrorisme dans la Région.

Ces nouveaux conflits se sont multipliés à travers la planète sous l'effet de la mondialisation politico-économique entraînant ainsi la prolifération de la violence armée et l'instabilité vers d'autres pays.

Evolution technologique des armements

  • Les missions confiées aux forces armées aujourd'hui nécessitent de moyens de plus en plus sophistiqués et performants à la limite de l'armement intelligent et qui restent des éléments nécessaires pour la réussite de toute action militaire.
  • La mise en œuvre de ces moyens implique nécessairement de nouvelles méthodes d'emploi des forces et leur restructuration. Elle exige une demande de plus en plus croissante de personnel spécialisé et mieux entraîné.


L'avènement du multipartisme, la rareté des ressources financières et l'expérience tirée des trois décennies de service national constituent de facteurs qui militent en faveur de la nécessité d'adaptation de nos forces armées à cette nouvelle situation.

Pour toutes ces raisons la modernisation de nos forces armées a été inscrite dans le cadre des réformes engagées par la nation.

La modernisation de notre outil de défense et l'option pour la professionnalisation exigent un train de mesures à planifier et qui concerne principalement:

  • La restructuration et la consolidation de nos forces armées, dans le sens du renforcement des capacités opérationnelles avec l'aptitude à remplir les missions que la nation leur confiera.
  • La modernisation des matériels et des équipements des forces armées. Cette opération concerne aussi les opérations techniques de valorisation et de modernisation des matériels de dotation en service dans les forces armées.

Le potentiel humain

Les nouvelles missions confiées aux forces armées exigent un personnel spécialisé de plus en plus nombreux, notamment des officiers et des sous-officiers dotés de compétences, notamment en matière de conduite des hommes, des connaissances dans les domaines de l’informatique et de la communication.

Les avancées technologiques en matière d'équipements de combat et de systèmes d'armes exigent la disponibilité de techniciens de défense hautement qualifiés et polyvalents, d'où la nécessité de faire appel au recrutement d'un personnel d'un niveau intellectuel et professionnel conséquent. Cependant, la mise en œuvre de ce programme a un coût, que notre pays, face à la conjoncture économique difficile qu'il traverse peut difficilement satisfaire. Pour pallier à cette situation, le Commandement Militaire a pris les mesures nécessaires à même " d'asseoir une véritable politique de soutien " et de permettre un affranchissement de la dépendance de l'extérieur et des éventuelles pressions économiques et politiques qui pourraient en découler en matière de fournitures d'armements.

Ces mesures portent en premier sur la rénovation et la maintenance des équipements et moyens déjà existants, grâce au concours de structures militaires telles que :

  • La Base Centrale Logistique (BCL) de Beni Mered à Blida, qui représente un important outil de soutien à l'industrie stratégique nationale naissante, comme en témoignent les modifications apportées au véhicule Shilka, modernisé et au véhicule Land Rover qui a été équipé pour le tir antichar. Comme elle œuvre à la fabrication de nombreux produits (brides pour hydrocarbures...)
  • L'Entreprise de Construction Aéronautique, (ECA) de Tafraoui (Oran) qui, assure le montage et la construction de deux types d'avions : " Fernes 42 " et " Safir 43 ", exploitables dans divers domaines d'activités (formation, entraînement, navigation aérienne).
  • L'Entreprise des Réalisations Industrielles de Sériana qui a pour missions de satisfaire les besoins de l'ANP en armements, en munitions et en pièces de rechange.


Cette industrie naissante s'appuie sur des structures de recherche et de développement. Sur un autre plan, l'accent est mis sur le développement des capacités opérationnelles de nos forces armées avec le renforcement de la formation mais aussi le développement de la coopération militaire dans tous les domaines, dans le cadre d'un partenariat diversifié. Il en va ainsi de l'adhésion de l'Algérie au dialogue méditerranéen de l'OTAN.

Coopération et manouvres conjointes

Pour la première fois, le 10 août 1998, un haut officier de l'OTAN, M.Joseph Lopez, Commandant en Chef du Commandement Sud de l'OTAN avait effectué une visite en Algérie, inaugurant un cycle de manœuvres navales et aériennes conjointes. Par ailleurs, le 3 et le 4 septembre de la même année, l'Algérie fut invitée à une conférence de l'OTAN, qui s'est tenue à Lisbonne portant sur les défis maritimes du prochain millénaire. D'autres visites de hauts responsables militaires de l'OTAN suivront.

Toutefois, l'Algérie était déjà associée aux questions de la sécurité et de la défense au sein de l'OSCE (Organisation de Sécurité et de Coopération Européenne) et de l'UEO (Union d'Europe Occidentale), qui sont des structures militaires satellitaires de l'OTAN.

Cette coopération se traduit notamment par des exercices navals communs, entamés dès 1998 et auxquels avaient participé les Forces navales de la 6e flotte américaine basée en méditerranée, notamment l'exercice de sauvetage et de recherche baptisé RAMEX-MED 98 " qui s'est déroulé en octobre, au large de Sidi Fredj et auquel avait participé le destroyer " USS MITSHER.

En mai 2000, un exercice commun avait réuni les deux bâtiments de guerre algériens "Rais Ali" et "Rais Hamidou" et le destroyer américain " ARTHUR W RADFORD ", suivi d'une manœuvre en août, réalisée conjointement par le bâtiment de soutien côtier 261 "El Mourafek " et le bâtiment américain de sauvetage et de soutien "USS GRASP CARS-S 1".

Depuis, plusieurs bâtiments de pays européens membres de l'OTAN ont effectué des escales au port d'Alger, dans le cadre de visites d'amitié. Citons à titre d'exemple le bâtiment de guerre italien " Ardito " et la frégate française "La Motte Piquet" en 2000, la frégate française "Aconit" et la frégate allemande "Lubech F214" en 2001.

L'année 2002 connaît une accentuation des manœuvres conjointes. Il y eut en particulier l'exercice baptisé " AULEX " auquel ont pris part le destroyer américain USS Ramage et les escorteurs algériens 902 et 801 en janvier, les manœuvres conjointes effectuées 1e 12 mai 2002, par des bâtiments des Forces Navales Permanentes de l'Otan en méditerranée, Stanav Formed et les frégates algériennes Rais Hamidou et Rais Klich. Ces manœuvres navales conjointes qui consistaient en des exercices de sauvetage, de débarquement et d'évacuation de personnes en situation de conflit armé, mais également de transmissions et d'utilisation de Radar, auront permis d'évaluer le potentiel et les capacités opérationnelles de nos armées.

D'autre part, la participation de l'ANP à des opérations humanitaires et sécuritaires en Méditerranée et en Afrique sous l'égide de l'OTAN est envisagée. Cette participation s'inscrit dans le cadre de la volonté de l'Algérie de contribuer au règlement des conflits et de maintien de la paix en méditerranée.

La nouvelle stratégie de communication au sein de l'ANP

Les transformations du champ politique nées des évènements d'octobre 1988 et, plus tard du contexte issu de l'arrêt du processus électoral en janvier 1992, ont marqué une évolution à travers laquelle l'Armée Nationale Populaire, pour avoir accompli son devoir, s'est vu désignée d'un doigt accusateur avant de devenir la cible constante des organisations terroristes appuyées par certains médias et des organisations non gouvernementales de diverses obédiences. Cet état de fait a révélé la nécessité d'adapter les méthodes de la communication au sein de l'ANP à ces transformations, afin qu'elles puissent pleinement et fidèlement, renvoyer l'image de l'institution républicaine qu'elle est, de ses missions, de sa technicité, de son professionnalisme et de ses compétences; aspects essentiels du lien entre l'armée et la nation.

Partant de ce souci d'adaptation, une circulaire ministérielle (N°273/2001/MDN/B4 du 31 juillet 2001) dans laquelle sont expliqués les enjeux qui interpellent aujourd'hui l'armée nationale populaire et la nécessité d'avoir à concevoir et à mettre en œuvre rapidement sa propre stratégie de communication pour répondre aux attaques des forces hostiles à l'intérieur et à l'extérieur du pays préconise dans un premier temps , la mise en place de cellules de communication.

Ces cellules, au nombre de 13, animées par une trentaine d'officiers au niveau de régions militaires et des commandements de forces (navales, terrestres et aériennes), auront pour mission d'assurer l'information verticale et horizontale, en un mot, une communication interne et une communication externe en direction de l'opinion publique.
Ces cellules, au nombre de 13, animées par une trentaine d'officiers au niveau de régions militaires et des commandements de forces (navales, terrestres et aériennes), auront pour mission d'assurer l'information verticale et horizontale, en un mot, une communication interne et une communication externe en direction de l'opinion publique.

De ce fait, elles s'attacheront à:

  • Projeter l'image publique de l'armée et construire des canaux de communication plus fiables sur certains types d'information.
  • Tisser des relations professionnelles permanentes avec la presse nationale.
  • Renforcer les liens entre l'armée et la nation.
  • Renforcer l'unité et la cohésion interne de l'armée nationale populaire.

Cette volonté de communication s'appuiera sur un cadre de communication bien défini, soutenu par les moyens techniques existants auxquels s'ajouteront d'autres mesures en matière notamment de formation et de moyens financiers. Dans cet esprit, la Revue El-Djeich qui constitue à l'heure actuelle l'outil principal de la communication interne sera soutenue par d'autres supports empruntant aux nouvelles technologies de la communication, entre autres la création d'un site Web ainsi que la réalisation de films documentaires thématiques, appelés à êtres diffusés par la Télévision Algérienne et destinés à présenter autant la vie militaire que les activités de l'ANP.

LA CONTRIBUTION DE I'ANP AUX EFFORTS INTERNATIONAUX DE MAINTIEN DE LA PAIX

L'armée Nationale Populaire a été appelée à participer aux opérations de maintien de la paix menées par l'ONU dans différents pays du monde.

a- UNAVEM I:
L'ANP a participé à cette mission onusienne de Janvier 1989 à Mai 1991 en Angola. Il a été question d'un maintien et d'une vérification du redéploiement des troupes cubaines vers le nord et leur retrait échelonné et total du territoire de d'Angola conformément au calendrier convenu entre l'Angola et Cuba. L'UNAVEM I s'était acquittée complètement et avec succès du mandat qui lui avait été confié.

b- UNAVEM II:
L'ANP a participé à cette mission en Angola de Mai L'ANP a participé à cette mission en Angola de Mai 1991 à Février 1995. Cette mission consistait à vérifier les arrangements convenus entre les parties Angolaises concernant le cessez-le-feu, et observer et vérifier les élections conformément aux accords signés par le gouvernement Angolais et l'UNITA.
Superviser, contrôler le cessez le feu ; vérifier les informations reçues du gouvernement et de l'UNITA concernant leurs forces et tous les mouvements de troupes ;
Superviser le rassemblement et le stockage des armes de l'UNITA, le désarmement des civils;
Coordonner, faciliter et soutenir les activités humanitaires directement liées au processus de paix;
Et enfin appuyer, vérifier et contrôler le processus électoral.
d- MINUHA :
Cette mission s'est déroulée en Haïti entre Septembre 1993 et juin 1996. Elle a été créée à l'origine pour aider à l'application de certaines dispositions de l'accord de Governors Islands signé par les parties haïtiennes, le 03 Juillet 1993. Elle a été chargée d'aider à moderniser les forces de police et aider à créer les conditions qui leur permettent de s'organiser.

e - MINUH :
Cette mission s'est déroulée en Haïti entre Juillet 1996 et juin 1997. Elle a été crée dans le but d'appuyer l'engagement pris par le gouvernement Haïtien de maintenir les conditions de sécurité et de stabilité pour améliorer les compétences professionnelles de la police, pour le renforcement des institutions et le relèvement économique en Haïti.

f - MIPRENUC :
Cette mission s'est déroulée au Cambodge entre octobre 1991 et Mars 1992. Elle consistait à aider les quatre parties Cambodgienne à maintenir le Cessez-le-feu pendant la période précédant la création et le déploiement de l'autorité provisoire des Nations Unies au Cambodge et à mettre en place des activités en direction de la population civile pour les sensibiliser au danger des mines.

g – APRONUC :
Cette mission s'est déroulée au Cambodge entre Février 1992 et Septembre 1993. Elle consistait à garantir l'application de l'accord pour un règlement politique global du conflit du Cambodge, signé à Paris le 23 Octobre 1991. Elle était aussi chargée des questions relatives aux droits de l'homme, de l'organisation et de la conduite d'élections générales, libres et équitables, des questions d'ordre militaire, de l'administration civile, du maintien de l'ordre, du rapatriement et de la réinstallation des personnes déplacées, des réfugiés Cambodgiens et du relèvement de l'infrastructure de base du pays pendant la période de transition.





GUERRE DE LIBERATION

Repère et Symbole

Le 1er novembre 1954

FIGURES HISTORIQUES
GRANDES DATES
MEMOIRE
UNE VILLE, UNE HISTOIRE
CONTRIBUTION

Syphax et la rencontre de Siga

Ain Temouchent (206) AV J.C