Le martyr sans tombe
Cheikh Larbi Tebessi

Par Hassina AMROUNI
Publié le 10 déc 2017
Larbi Ferhati dit Larbi Tebessi est l’une des figures emblématiques de la ville de Tébessa dont il porte le nom.
Portrait de  Larbi Tebessi
Mosquée Larbi tebessi à Tebessa
Larbi Tebessi à côté de Cheikh el Bachir Ibrahimi
Lettre manuscrite de Larbi Tebessi

Né en 1891 à Astah, petite commune de Cheria, dans la wilaya de Tébessa, Larbi Tebessi reçoit d’abord un enseignement primaire à la zaouïa de Nefta, en Tunisie, avant de poursuivre ses études universitaires à la Zitouna, en Tunisie puis à El Azhar en Egypte où il obtient le diplôme de Aâlem (savant).
Rentré en Algérie, il s’installe à Sig où il donne des cours réformistes. En 1923, il retourne à Tébessa où il fait partie du bureau exécutif de l’association des oulémas algérien en tant que vice-secrétaire d’Ibn Badis.
Adoptant des positions anticolonialistes et prônant un discours réformiste sans équivoque, Cheikh Larbi Tebessi attire sur lui les foudres de l’autorité coloniale. Arrêté une première fois en 1943, il sera emprisonné en 1945, pendant presqu’une année, pour « incitation à la désobéissance », suite aux manifestations du 8 mai 1945.
Mais cela ne l’empêchera nullement, à sa sortie de prison, de reprendre ses activités et d’œuvrer à la propagation de ses idées et de son message anticolonialiste et islahiste.
Au lendemain du 1er novembre 1954, tout en faisant part de son soutien à la révolution, il multipliera les appels à la population pour rallier les rangs de l’ALN et combattre comme un seul homme l’occupant colonial. Les autorités françaises tenteront de le convaincre d’entreprendre des démarches auprès des chefs de la révolution pour déposer les armes. Une offre qu’il déclinera avec vigueur, estimant qu’il revenait au seul FLN de parler au nom de la révolution.
A Alger, plus précisément dans le quartier de Belcourt, Cheikh Larbi Tébessi ouvrira une médersa où, aidé d’anciens élèves de la Zitouna mais aussi de jeunes militants du FLN, il prodiguera un enseignement de qualité pour les écoliers algériens qui avaient déserté les bancs de l’école française, au lendemain de l’appel à la grève du 19 mai 1956. Il animera également le courant d’adhésion de l’association des oulémas au Front de libération nationale.

Enlèvement et disparition de Cheikh Larbi Tébessi

Dans la nuit du 4 avril 1957, coïncidant avec le quatrième jour du mois de ramadan, un commando de parachutistes français fait irruption dans la demeure de Cheikh Larbi Tébessi, sise à Belcourt, au dernier étage de la Villa Meriem. Bien qu’âgé et malade, Cheikh Larbi Tébessi sera emmené vers une destination inconnue. Les autorités coloniales nieront l’avoir enlevé, imputant la disparition du cheikh à des civils déguisés en paras. Cheikh Larbi Tébessi sera depuis, porté disparu.
Après l’indépendance et pour pérenniser son combat et faire vivre son souvenir, plusieurs rues et édifices publics porteront le nom de Cheikh Larbi Tébessi.


Hassina Amrouni

Sources :
http://ruedarwin.over-blog.com/article-cheikh-larbi-tebessi-109150812.html
djoussouriat.unblog.fr/2009/11/10/larbi-tebessi-le-martyr-au-tombeau-inconnu/



GUERRE DE LIBERATION

Repère et Symbole

Le 1er novembre 1954

FIGURES HISTORIQUES
GRANDES DATES
MEMOIRE
CONTRIBUTION

Syphax et la rencontre de Siga

Ain Temouchent (206) AV J.C